Mardi 19 août 2008
J'ai comme une impression de redite. Seule, dans un apparte vide, devant un pc par terre, encore connecté à internet, un matelas à côté et en train de manger... à la différence près que ce coup-ci
je lutte avec mon chat pour qu'elle ne bouffe ni mon yaourt, ni la crème de marron qui va avec, et que je compte pas passer ma soirée à gerber. Ha! vous pouvez en conclure que ça y est, le
déménagement est fait, et dieu sait comment je me démerde à chaque fois pour rester dans l'ancien apparte alors que l'autre contient tous mes meubles mais enfin voilà, mon prétexte ce coup-ci est
que j'ai toujours pas fait brancher l'eau là-bas et que passer la nuit dans un endroit où je ne peux ni me laver ni aller aux toilettes me plaît pas vraiment. Et puis bon. Malgré cette sensation de
déjà-vu, je suis beaucoup moins dans le mal qu'en décembre. Et puis le futur apparte s'annonce beaucoup moins glauque, aussi. Y a déjà de vagues notions de décoration qui émergent au milieu des
cartons, c'est pas mal. Je fais aussi un effort quasi désespéré pour ranger après mon passage, pour ne pas retrouver en arrivant un truc horrible, où quand on ouvre la porte on veut la refermer
aussitôt. Bon je m'inquiète un peu pour la santé mentale du chat, mais on verra.
... Je suis un peu blueseuse quand même. Le boulot ça se passe plutôt bien, mais des fois tomber sur des cons qui ne disent ni bonjour ni merde (genre vous êtes mon chien, allez-y laissez moi entrer - et moi je me dis, et si je refuse, gros naze???ha! c'est moi qui contrôle les portes bordel de dieu alors fait pas chier) peut me foutre en l'air toute une matinée et me faire m'énerver toute seule dans ma loge. Ou bien des fois je me tape des coups de démon/ de déprime monstrueux, et j'ai les larmes aux yeux et j'écris comme une forcenée pour que ça passe, et je fais tout pour que ça ne se voie pas. D'une manière générale, là-bas, les gens me voient soit en train d'écrire, soit en train de bouffer. J'ai droit aux remarques des nanas de 40 piges qui veulent faire un régime, ça va de "tu vas bientôt dire bonjour à la cellulite, à ce rythme" à "profites-en, tu es mince", et à chaque fois j'essaie de me boucher les oreilles et d'écouter le fait que, quand je mange, c'est parce que ça tourne, point barre. Mais putain, c'est vrai que j'ai jamais mangé autant de gras de ma vie, du moins c'est l'impression que j'ai. Je me prévois des réserves monstrueuses pour les heures où je suis au taf, puisque je peux pas faire de repas, ni vraiment de pause, pendant 7 heures d'affilée, et que moi au bout de trois heures je suis déjà un peu en l'air. Alors je m'achète paquet de gâteaux sur paquets de gâteaux, et récemment je suis passée aux brioches mais va falloir trouver autre chose, parce qu'après deux paquets en 4 jours j'en ai un peu ma claque. J'essaie de ne rien savoir d'une éventuelle prise de poids, je me pèse presque pas, je refuse même presque de me regarder, de peur de repartir dans mes délires. En fait je refuse de penser à quoi que ce soit dès qu'il s'agit de nourriture, voilà, c'est ça. (Ok, je vous avoue, le yaourt ce soir c'est un peu-beaucoup voulu parce que ça fait deux/trois jours que je dépasse un peu mes limites dans ce que je peux supporter et que je culpabilise, mais bon). Enfin! je me suis remise à lire Les Chants de Lautréamont, tout à l'heure au boulot (ouais je suis une glandeuse, mais en période de vacances y a pas grand monde) et j'essaie d'incruster dans ma tête chaque petit détail donné, mais bordel c'est vrai que ce bouquin est d'une richesse rare. Glauque, mais rare. ça me fait penser à un pote à mon mec, là, qui a fait une thèse de 800 pages sur ce bouquin, je serais vraiment curieuse de lire ça, pour savoir ce qu'il y a tant à décripter.
...
Je suis encore en mode déménagement.
C'est curieux, mais c'est la première fois que j'ai l'impression que ça se passe en douceur, plutôt. Du moins, sans que je vive ça comme un arrachement violent pour un atterrissage non maîtrisé, voyez. Là je me dis, ok, j'ai eu du temps pour gérer tout ça, j'ai rien fait à la bourre, j'ai vraiment choisi mon apparte, je suis pas partie en ayant envie de tuer tout le monde, mon studio ne m'inspire pas d'idées noires, c'est déjà pas mal tout ça, et après tout le chambardement de la journée, ce soir je suis ni en train de me couper ni en train de m'esquinter les boyaux, alors, oui, ça va. Pas le trop top brillant du soleil, mais dans l'ensemble, ça va. Et puis mon chat est trop mignon. Elle est posée à côté de moi, juste à côté de ma jambe, étalée de tout son long, et elle dort. J'ai l'impression qu'elle sourit. Adorable.
... Je suis un peu blueseuse quand même. Le boulot ça se passe plutôt bien, mais des fois tomber sur des cons qui ne disent ni bonjour ni merde (genre vous êtes mon chien, allez-y laissez moi entrer - et moi je me dis, et si je refuse, gros naze???ha! c'est moi qui contrôle les portes bordel de dieu alors fait pas chier) peut me foutre en l'air toute une matinée et me faire m'énerver toute seule dans ma loge. Ou bien des fois je me tape des coups de démon/ de déprime monstrueux, et j'ai les larmes aux yeux et j'écris comme une forcenée pour que ça passe, et je fais tout pour que ça ne se voie pas. D'une manière générale, là-bas, les gens me voient soit en train d'écrire, soit en train de bouffer. J'ai droit aux remarques des nanas de 40 piges qui veulent faire un régime, ça va de "tu vas bientôt dire bonjour à la cellulite, à ce rythme" à "profites-en, tu es mince", et à chaque fois j'essaie de me boucher les oreilles et d'écouter le fait que, quand je mange, c'est parce que ça tourne, point barre. Mais putain, c'est vrai que j'ai jamais mangé autant de gras de ma vie, du moins c'est l'impression que j'ai. Je me prévois des réserves monstrueuses pour les heures où je suis au taf, puisque je peux pas faire de repas, ni vraiment de pause, pendant 7 heures d'affilée, et que moi au bout de trois heures je suis déjà un peu en l'air. Alors je m'achète paquet de gâteaux sur paquets de gâteaux, et récemment je suis passée aux brioches mais va falloir trouver autre chose, parce qu'après deux paquets en 4 jours j'en ai un peu ma claque. J'essaie de ne rien savoir d'une éventuelle prise de poids, je me pèse presque pas, je refuse même presque de me regarder, de peur de repartir dans mes délires. En fait je refuse de penser à quoi que ce soit dès qu'il s'agit de nourriture, voilà, c'est ça. (Ok, je vous avoue, le yaourt ce soir c'est un peu-beaucoup voulu parce que ça fait deux/trois jours que je dépasse un peu mes limites dans ce que je peux supporter et que je culpabilise, mais bon). Enfin! je me suis remise à lire Les Chants de Lautréamont, tout à l'heure au boulot (ouais je suis une glandeuse, mais en période de vacances y a pas grand monde) et j'essaie d'incruster dans ma tête chaque petit détail donné, mais bordel c'est vrai que ce bouquin est d'une richesse rare. Glauque, mais rare. ça me fait penser à un pote à mon mec, là, qui a fait une thèse de 800 pages sur ce bouquin, je serais vraiment curieuse de lire ça, pour savoir ce qu'il y a tant à décripter.
...
Je suis encore en mode déménagement.
C'est curieux, mais c'est la première fois que j'ai l'impression que ça se passe en douceur, plutôt. Du moins, sans que je vive ça comme un arrachement violent pour un atterrissage non maîtrisé, voyez. Là je me dis, ok, j'ai eu du temps pour gérer tout ça, j'ai rien fait à la bourre, j'ai vraiment choisi mon apparte, je suis pas partie en ayant envie de tuer tout le monde, mon studio ne m'inspire pas d'idées noires, c'est déjà pas mal tout ça, et après tout le chambardement de la journée, ce soir je suis ni en train de me couper ni en train de m'esquinter les boyaux, alors, oui, ça va. Pas le trop top brillant du soleil, mais dans l'ensemble, ça va. Et puis mon chat est trop mignon. Elle est posée à côté de moi, juste à côté de ma jambe, étalée de tout son long, et elle dort. J'ai l'impression qu'elle sourit. Adorable.